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quarta-feira, 15 de março de 2023

LES ORIGINES DE LA FRANC-MAÇONNERIE




LES ORIGINES DE LA FRANC-MAÇONNERIE

Léon de Poncins*

 

Les origines premières de la F⸫-M⸫ sont multiples et incertaines.

 

“Une certitude vaudrait mieux; l'honnêteté historique oblige de reconnaître qu'elle n'existe pas et les chances sont minimes pour qu'elle puisse désormais être établie quelque jour”[1].

 

Historiquement, on peut affirmer que la Franc-Maçonnerie existe sous la forme actuelle depuis 1717. A cette époque, plusieurs loges anglaises se réunirent à Londres et fondèrent la “Grande Loge d'Angleterre”, première en date de toutes les grandes loges de l'univers. James Anderson fut chargé de réunir, de corriger et de rédigir sous une forme définitive les constitutions maçonniques. Son travail parut em 1723 et servit de base à toutes les constitutions maçoniques actuelles.

 

Née et organisée en Angleterre, la F⸫-M⸫ ne tarda pas à se répandre sur le continent où elle pénétra dans la première moitié du XVIIIe. siècle.

 

Les circonstances historiques et la date de la fondation de la grande Loge d'Angleterre, première en date de toutes les Grandes Loges de l'univers, sont bien connues mais cela ne nous apprend pas grand'chose sur l'origine de la Maçonnerie.

 

Laissons de côté les origines fantaisistes telles que celles qui font remonter la F.'.-M.'. à Adam, ou qui en attribuent la fondation aux jésuites, et arrivons aux origines plausibles. Il y en a au moins une douzaine parmi lesquelles nous citerons:

L'Origine païenne. - La F⸫-M⸫ dériverait des anciens mystères religieux de Grèce et d'Egypte.

L'Origine templière. -, L'ordre des Templiers se serait perpétué secrètement et revivrait dans la F⸫-M⸫.

L'Origine rosocrucienne. - La F⸫-M⸫ proviendrait de l'ordre occultiste des Rose-Croix et le philosophe Bacon en aurait élaboré les bases.

L’Origine corporative. – La F⸫-M⸫ proviendrait des confréries de maçons corporatifs du moyen âge dont elle aurait gardé le langage symbolique.

L’Origine stuartiste. - La F⸫-M⸫ aurait été créée par le prince Charles Stuart dans um but politique.

L’Origine déiste. - La F⸫-M⸫ dériverait des théories de l’école anglaise déiste dont John Toland fut le principal représentant.

L’Origine protestante. - La F⸫-M⸫ serait l’internationale protestante d’origine calviniste et puritaine.

L’Origine occultiste. - La F⸫-M⸫ aurait sa source dans les différentes sectes occultistes, elles-mêmes inspirées de la Cabbale juive.

L’Origine juive. Les juifs auraient crée de toutes pièces la F⸫-M⸫ dans un but de domination mondiale oculte.

Aucune de ces origines, à elle seule, ne donne une explication satisfaisante, et à la base de la maçonnerie il y a certainement un mélange de plusieurs de celles que nous venons d’enumérer.

 

“La Franc-Maçonnerie, écrit G. Bord, n’est pas née spontanément, elle n’est pas non plus une societé secrète antique, ayant traversé et dirigé l’humanité depuis des siècles, et qui ne s’est trahie que lorsque son succès s’est manifesté d’un manière indiscutable. Elle est née lentament, poursuivant tour à tour des buts diffèrents.[2]

“Deux maçonneries se succédèrent: l’une, la plus ancienne, composée de gens de métier, de constructeurs et que nous appellerons corporative. L’autre, celle qui la remplaça, composée d’amateurs de philosophie et de sciences, que nous appellerons spéculative”.

 

Cette transformation se fit progressivement au cours du XVIIIe. siècle.

 

Lorsque la F⸫-M⸫ spéculative s´établit en Anglaterre, elle a eu évidemment le souci de ne pas alarmer les pouvoirs publics; elle avait intérêt à laisser croire qu’elle était la continuation normale d’une association existant depuis un temps immémorial, toujours protégée par les chefs d’Etat.

“C’est pour cela qu’avec un soin jaloux elle conserva tout ce qui pouvait avoir rapport à l’ancienne corporation des maçons travailleurs.

“Elle eut l’habilité de tromper les autorités.

“En réalité il n’y pas eu continuation, mais substitution[3].

“Les précurseurs intellectuals directes de la F⸫-M⸫ furent les alchimistes et les kabalistes, en donnant à ce premier mot son sens le plus complet. Pendant le XVIIIe. siècle, en effet, le maçons cherche, comme l’alchimiste, la pierre philosophale, la panacée universelle, et l’arbre de la Science du bien et du mal révélant le mystère de la création”[4].

“Pour comprendre la Science maçonnique, écrit le franc-maçon occultiste Papus, il vous faut pénétrer intellectuellement dans ces mystères anciennes; il voud fsut découvrir le lien qui, depuis les temples de Thèbes, à travers les fraternités pythagoriciennes, les Esseniens, les premiers Johannites, les gents échappés de Constantinople à la chute de celle ville, descend jusqu’à nous par les troubadours, les franc-juges, les alchimistes, les templiers, les illuminés et les modernes rites maçonniques”[5].

 

Les maçons spiritualistes pretendente que la F⸫-M⸫ est la continuation ininterrompue des mystères payëns. Ils pretendente détenir une science ésotérique secrète dérivée des anciens mystères d’Eleusis et l’Egypte, dont la tradition leur aurait éte transmise par la Kabale juive. Cette ancienne religion qui, d’après eux, donnerait à ses adeptes un puissance occulte aurait été détrônée par le christianisme, mais se serait conservée em secret et revivrait aujourd’hui dans la Maçonnerie.

 

“La Franc-Maçonnerie, écrit le F⸫ Corbin, a recueilli l’héritage des sociétés qui l’ont précédée; elle a reçu d’eux l’essentoel de ses symboles et elle dit aux profanes qui veulent entrer chez elle: “Si vous venez ici, c’est pour continuer l’oeuvre commencée en Chaldée, en Egypte, aux Indes et en Perse, en Judée et en Grèce; si vous venez ici, c’est pour mener plus loin lar oute qu’ont défrichée et empierrée nos maîtres, les initiés des âges passés: vous serez libres dans vos efforts, libres dans vos pensées, mais vous devez vous engager à ce que ces efforts et ces pensées tendent à parfaire la grande oeuvre de l’Humanité que céus-lá ont commencée”[6].

“Depuis toujours, depuis l’Inde, depuis l’Egypte, depuis les mystères pythagoriciens ou alexandrins, la méthode initiatique a posé ses bases de raisonnement: L’Eglise n’a fait que les recueillir. De ce que les raisonnements des Initiés, de ce que leurs constructions géométriques et leurs calculs des nombres établissaient d’une façon symbolique, mais scientifique(?) elle a fait un mystère que’Elle declare incompréhensible et dont Elle refuse à la Raison humaine de chercher même l’explication, alors que cést la Raison humaine qui l’a crée et qui l’a inventé.

“Cette interdiction de comprendre, ce souci d’obscurité sont d’ailleurs pour le christianisme autant de vitales nécessités; comment pourrait-il abriler son autorité sous celle d’un Dieu s’il avouait lui-même que ce Dieu est une oeuvre humaine?”[7].

 

Cette prétention de la Maçonnerie ne repose sur aucune donée historique. C’est simplement une perversion de la doctrine chrétienne, perversion consciente chez les meneurs, inconsciente chez les autres et les mçons ont élabore peu a peu toute une parodie du christianisme. C’est ainsi que le docteur Corbin écrit:

“L’Initiation maçonnique, représentation de l’homme mourant à la vie profane et ressuscitant dans la vie maçonnique, se rapproche totalement du mystère chrétien de la réssurrection de Jésus et du baptême.

“Le mythe d’Hiram lui-même n’est-il pas, avec quelques variantes qui le rendent plus élevé, et le spiritualisent(??), le rite même de la réssurrection du Christ”[8].

 

Et le F⸫ occultiste anglais Wilmshurst écrit de son côté:

“Lors de son initiation, le candidat naît à la Lumière et est dorénavant um être régénéré.

“Le premier grade (apprenti) correspond au sacrement du baptême... Le second est équivalent au rite de la confirmation... Le troisième grade marque l’entière sanctification. L’ensemble des trois grades est le ptocessus complet de la régénération humanine”[9].

 

Si efficaces sont ces sacrements rituels, écrit de sin côté le F⸫ anglais Ward que “une fois maçon tourjours maçon”(Ward, Ist Degree-Handbook, p. 54), cette perversion ne recule pas devant les formes les plus venimeuses. C’est ainsi que le F⸫ J. M. Ragon, dans son ouvrage: La Messe et ses mystères, écrit:

“Aux mystères de Mithra, la prêtresse trempait un rameau, symbole du Phallus. dans du lait, dont elle aspergeait les assistants par trois petots coups souvent réitérés, pour imiter l’éjaculation séminale, embleme de la fécondité universelle. Aussi le groupillon de nos prêtres est le lingam ou phallus; l’eau lustrale remplance le leit, et les trois petits coups éjaculateurs son conservés. On retrouve d’ailleurs dans asperger une partie du radical sperme”[10].

 

La prétention de déternir une Science secrète ésotérique et absolument contraire à l’esprit du Christianisme.

“Quant à sa destinée dernière, dont la connaissance est liée pour l’homme à la connaisance de lui-même et à la connaisance de Dieu, il est just et naturel que toute âme de bonne volonté puisse em savoir essentiel. C’est une conception d’um intolérable orgueil que de réserver à une elite la vérité religieuse et de n’offrir au reste de l’humanité que des symboles. C’est l’orgueil de tous les ésotérismes, de tous les occultismes. Des savants nous ont declare qu’il n’y a pas d’ésotérisme hindou. Ce qui est certain, c’est qu’il n’existe pas de christianisme ésotérique, de christianisme réservé, quoique les théosophes aillent repétant. Jesus l’a proclamé lui-même. J’ai parlé ouvertement au monde; j’ai toujours enseigné dans la synagogue et dans le temple, où tous les juifs s’assemblent et je n’ai rien dit em secret (Saint Jean). Sa doctrine est commune; elle s’adresse à tous. Chacun la penètre sous la lumière de Dieu, selon les dispositions de son âme. La principale de ces dispositions, c’est simplicité de coeur: Je sois bénis, Père. Seigneur du Ciel et de la Terre de ce que vous cachez ces choses à ceux qui se disent sages el las avez révélés aux petits”[11].

 

Les assertions maçonniques, à ce sujet, sont de simples affirmations qui ne reposent sur aucune donnée sèreieuse. Mais si, historiquement, la Franc-Maçonnerie ne remonté pas au delà du XVIIIe. siècle, par contre l’esprit qui l’anime est fort ancien.

C’est ainsi que, d’aprés l’historien Webster, on trouve déjà chez certaines sectes gnostiques du IIe. Siècle:

“Cette tendance vers la déification de l’humaniré suprême doctrine des sociétés secrètes et des socialistes visionnaires de nos jours. La guerre commence alors entre les deux principes opposés: la conception chrétienne de l’homme se élevant jusqu’à Dieu et la conception des sociétés secrètes de l’homme étant Dieu nécessitant aucune révélation d’en haut et aucun autre guide que la loi de sa propre nature. Et du noment que cette nature est en elle-même divine, tout ce qui en vient est digne d’éloge et les actes qui sont habituellment considérés comme péché, ne doivent pas être condamnés, Par cette ligne de raisonnement les Carpocratiens étant arrivés à peu près aux mêmes conclusions que les communistes modernes eu égard au système social ideal”[12].

 

Presque toutes les sociétés secrètes qui se sont depuis lors succédées ont montré cette tendance et ont prétendu se relier aux anciens mystères païens. La F⸫-M⸫ n’y a pas manqué elle non plus.

Sur la fameuse origine Templière de la, F⸫ le F⸫ Gaston Martin écrit ces lignes qui éclairent notre sujet:

“Qu’importe qu’il y ait peu de chances, ou pas du tout, pour que les Templiers soient nos ancêtres. Ils nous ont légué le souvenir d'une association égalitaire, de défenseurs des droits populaires contre l’empiètement royal et pontifical, d’esprits libérés. J’ai beau savoir de science sûre tout ce qu’un tel jugement comporte d’erreurs graves et de contresens historiques et psychologiques; s’il reste dans le rituel de quelque grade une trace templière, je l’accueillerai, non à cause de ce que furent au vrai les chevaliers du Temple, mais à cause de ce que nous rêvons qu’ils ont été”[13].

 

Le rénovateur de l’occultisme en France, Eliphas Levy, est un prêtre défroqué (abbé Constant). Quel crédit peut-on accorder à un renégat du catholicisme qui prétend détenir le véritable esprit du christianisme?

Dans les écrits des Illuminés, nous saisissons sur le vif lorigine de pareilles légendes. Eux aussi prétendaient détenir une science secrète ésotérique. Or, dans les écrits de Weishaupt, qui, comme nous l’avons dit, furent saisis et publiés par le gouvernement bavarois, celui-ci explique comment il a élaboré de toute pièce cette théorie. Devant le succès remporté par cette invention l’un des hauts adeptes de l’illuminisme Spartacus écrit à Platon:

Le plus extraordinaire est que beaucoup croient que l’Illuminisme contient le véritable esprit du christianisme. Oh! hommes! que ne peut-on vous persuader! je n’aurais jamais cru que je deviendrais le fondateur d’une nouvelle religion”[14].

 

Ceci est très important, car les écrits des Illuminés sont les seuls que l’on possède intégralement. Pour une fois où l'on connaît les dessous d'une société secrète, on y voit clairement que les fameux mystères n’étaient qu’un plan politique de destruction des trônes et des autels, et il en est de même dans la Maçonnerie. Celle-ci ne possède pas une science secrète antique, mais ce qui est ancien, c’est l'esprit de révolte qui l’anime.

“Cette lutte contre tout principe d’autorité n’est certes pas nouvelle; au moyen âge, les passionnés de religion naturelle avaient déjà pris toutes les formes: métaphysiciens, ils s’étaient jeté dans la Kabbale, savants dans l’alchimie, médecins dans l’empirisme, astronomes dans l’astrologie... Plus tard, ces assoiffés de liberté absolue d’égalité chimérique, de libre examen ont fait la Réforme, le Jansénisme, l’Encyclopédisme, la Maçonnerie et le Jacobinisme”[15].

 

La Maçonnerie à ses débuts trouva de puissants alliés et des adeptes parmi les encyclopédistes dont la plupart étaient francs-maçons. Leur collaboration fit de l’Ordre une grande puissance philosophique, mais là ne se borna pas son action et la Maçonnerie s’orienta peu après dans une voie nouvelle: celle de la politique militante.

L’influence de l’Illuminisme contribua à cette évolution.

Une société politique secrète, l'Illuminisme, venait de se constituer en Allemagne, sous l’infatigable impulsion d’un homme doué du génie de la conspi- ration: Adam Weishaupt. Celui-ci, aidé de plusieurs collaborateurs connus et ayant à ses côtés des collaborateurs et peut-être des inspirateurs occultes, avait monté une vaste société secrète à but anarchiste destructeur de toute monarchie, de toute religion et de toute autorité. Il avait rempli les cours d'Allemagne de ses adeptes et entre autres avait réussi à faire chasser les jésuites de Bavière. En 1784, au congrès de Wilhemsbad, les Illuminés jouèrent un rôle prépondérant et inculquèrent à la Maçonnerie leurs principes d’activité politique militante. La F⸫-M⸫ moderne était créée et les grands boulever- sements sociaux étaient proches[16].

“La Papauté fut le seul pouvoir qui se rendit nettement compte du péril que présentait la Maçonnerie et cela presque dès le début”[17].

“La Papauté avait bien vu le péril; en temps utile elle l’avait signalé.

“Elle ne fut pas crue; en France elle ne fut même pas écoutée. Les parlements refusèrent d’enregistrer les bulles pontificales, qui, n’étant pas fulminées, ne pouvaient avoir aucun effet utile. Un monde allait disparaître”[18].

 

Depuis lors, la Franc-Maçonnerie n’a fait jusqu’à nos jours que se développer et s’étendre en s’adaptant aux circonstances mais sans modifications essentielles.

 

PONCINS, Léon de. La Dictature des Puissances Occultes. La F-M Paris: Gabriel Beauchesne et ses Fils, 1934. Transcrito das páginas 63, 64, 65, 66, 67, 68, 69, 70, 71, 72, 73  e 74  .

 

* O Conde Léon de Poncins (1897-1976) foi um combativo e controvertido intelectual francês do Século XX.



[1] Gaston Martin - Manuel d'histoire de la F-M française, p. 7.

[2] G. Bord. - La F-M em France, p. XIII.

[3] G. Bord. – Op. cit., p. 2.

[4] G. Bord. – Op. cit., p. 9.

[5] Papus. – Ce que doit savoir um maître-maçon.

[6] Dr. Raymond Corbin - Symboles initiaques et Mystères chrétiens. Librairie Maç Gloton 1930.

[7] Dr. Corbin. Op. cit. P. 102.

[8] Dr. Corbin – Op. cit., p. 86.

[9] W. L. Wilmshurst. – The Meaning of Masonery.

[10] J. M. Ragon - La messe et ses Mystères comparés aux Mystères anciens, p. 52.

[11] R. P. Roure, S. J. – Aux Pays d l’occultisme, p. 83.

[12] N. H. Webster. - Secret  Societies and subversive movements, p. 30.

[13] Cité par J. Marquès-Rivière. - La Trahison spirituelle de la F-M, p. 35.

[14] Cité par N. H. Webster. - Secret  Societies and subversive movements, p. 218.

[15] G. Bord, - Op. cit., p. 13.

[16] Tout ce qui concerne l'Illuminisme est bien connu, car on possède leurs archives. En 1786, un des hauts adeptes de cette société fut frappé par la foudre près de Ratisbonne. En ramassant son corps, la police trouva sur lui des papiers tellement compromettants que l’on arrêta les principaux membres après avoir saisi et publié tous les documents concernant cette association. Cependant, le chef Weisbanpt avait pu s’enfuir et d’après l’historien anglais Webster, qui s’est consacré spécialement à cette étude, l’Illuminisme n’aurait pas été détruit, mais reconstitué, il se serait maintenu secrètement, jusqu'à nos jours, comme branche de la maçonnerie.

[17] G. Bord. - Op. cit., p. 194.

[18] G. Bord.- Op. cit., p. 196.


domingo, 8 de julho de 2012

Inversão do Gibelinismo

O Barão Julius Evola

INVERSÃO DO GIBELINISMO - Considerações Finais
(Excertos)
Julius Evola
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(...) Parece que esta maçonaria se organizou de forma positiva no período dos rumores rosa-crucianos e da sucessiva partida dos verdadeiros Rosa-cruzes da Europa. Elias Ashmole, que parece ter desenvolvido um papel fundamental na organização da primeira maçonaria inglesa, viveu entre 1617 e 1692. Apesar disso, segundo a maioria, a maçonaria em sua forma atual de associação semi-secreta militante não remonta além de 1700(4) - em 1717 houve a inauguração da Grande Loja de Londres. Como antecedentes positivos, não apenas imaginados, a maçonaria teve sobretudo as tradições de determinadas corporações medievais, nas quais os elementos principais da arte de construir, de edificar, eram simultaneamente assumidos segundo um significado alegórico e iniciático. Assim, a "construção do Templo" poderia tornar-se sinônimo da própria "Grande Obra"^iniciática, o desbastamento da pedra bruta em pedra quadrada podia aludir ao dever preliminar de formação interna, e assim por diante. Pode-se pensar que até o começo do século XVIII a maçonaria conservou esses caráter iniciático e tradicional, de modo a, aludindo ao desempenho de uma ação interior, ter sido chamada de "operativa"(5). Foi em 1717 que, com a referida inauguração da Grande Loja de Londres e com o aparecimento da assim chamada "maçonaria especulativa" continental, verificou-se o suplantamento e a inversão de polaridades, de que falamos. Como "especulação", de fato valeu aqui a ideologia iluminista, enciclopedista e racionalista, junto com uma correspondente, desviada interpretação dos símbolos, e a atividade da organização concentrou-se decididamente no plano político-social, mesmo utilizando prevalentemente a tática da ação indireta e manobrando com influências e sugestões, cuja origem primeira era difícil determinar.

Pretende-se que essa transformação se tenha verificado somente em algumas lojas e que outras tenham conservado seu caráter iniciático e operativo mesmo depois de 1717. Efetivamente, esse caráter pode ser encontrado nos ambientes maçônicos a que pertenceram um Martinez de Pasqually, um Claude de St. Martin e o próprio Joseph de Maistre. Mas deve-se observar que também esta mesma maçonaria entrou, por outro motivo, numa fase de degenerescência, e nada pôde contra a afirmação da outra pela qual, acabou sendo assimilada. Tampouco houve qualquer ação da maçonaria que teria permanecido iniciática para protestar e desautorizar a outra, para condenar sua atividade político-social e para impedir que, em toda parte, ela tivesse validade própria e oficialmente como maçonaria.

Referindo-se, portanto, à maçonaria "especulativa", nela os vestígios iniciáticos permanecem limitados a uma estrutura ritual que, especialmente na maçonaria do rito escocês, teve caráter inorgânico e sincretístico, devido aos muitos graus além dos três primeiros (os únicos que têm alguma conexão efetiva com as precedentes tradições corporativas), tendo sido recolhidos símbolos das tradições iniciáticas mais variadas, visivelmente para dar a impressão de ter reunido a herança de todas elas. Assim, nesta maçonaria, também encontramos vários elementos da iniciação cavaleiresca, do hermetismo e da Rosa-cruz: nela aparecem "dignidades" como a de "Cavaleiro do Oriente ou da Espada", "Cavaleiro do Sol", "Cavaleiro das duas Águias", "Príncipe Adepto", "Dignitário do Sagrado Império", "Cavaleiro Kadosh (isto é, em hebraico, "Cavaleiro Sagrado"), equivalente a "Cavaleiro Templar", "Príncipe Rosa-cruz". Em geral - e este é o ponto que tem um significado todo especial - há uma ambição, particularmente por parte da maçonaria do rito escocês, de reportar-se justamente à tradição templar. Pretende-se, desta forma, que pelo menos sete de seus graus sejam de origem templária, além do 30º, que tem, explicitamente, a designação de "Cavaleiro Templar num grande número de lojas. Uma das jóias do grau supremo de toda a hierarquia (33º) - uma cruz teutônica - traz a sigla J.B.M., que é explicada, na maioria das vezes, com as iniciais de Jacopus Burgundus Molay, que foi ´último Grande Mestre da Ordem do Templo, e "De Molay" aparece também como uma "palavra de passe" desse gau, quase como se os que são iniciados nele fossem buscar de volta a dignidade e função do chefe da Ordem gibelina destruída. De resto, a maçonaria escocesa pretende ter muito de seus elementos transmitidos por uma organização mais antiga, chamada "Rito de Heredom". Esta expressão é traduzida por vários autores maçônicos por "ritos dos herdeiros", numa clara alusão aos herdeiros dos Templários. A lenda corresponde é que os poucos Templários sobreviventes ter-se-iam retirado para a Escócia, onde se colocaram sob a proteção de Robert Bruce e foram reunidos por este numa organização iniciática preexistente, de origem corporativa, que então assumiu o nome de "Grande Loja Real de Heredom".

É fácil perceber o alcance que essas   referências teriam em relação específica com aquilo que chamamos de "herança do Graal", caso elas tivessem um fundamento real: forneceriam à maçonaria um título de ortodoxia tradicional. Mas, na realidade, as coisas são muito diferentes.

Trata-se aqui de uma usurpação, não de uma continuação; antes com isso constata-se uma inversão da tradição precedente. Isso resulta de maneira característica considerando em seu complexo exatamente o mencionado grau 30º do rito escocês, que em algumas lojas tem como palavra de ordem: "A revanche dos Templários". A "lenda" que se refere a isso retoma o motivo mencionado anteriormente: os Templários que teriam encontrado refúgio em determinadas organizações secretas inglesas, criaram nelas este grau com a intenção de reorganizar Ordem e cumprir assim a sua vingança. Ora, a inversão já explicada do gibelinismo não poderia encontrar uma expressão mais clara do que nesta explicação do ritual: "A vingança dos templários abateu-se sobre Clemente V não no dia em que seus ossos foram atirados ao fogo pelos Calvinistas da Provença, mas sim no dia em que Lutero levantou metade da Europa contra o Papado em nome dos direitos da consciência. E a vingança abateu-se sobre Felipe o Belo, não no dia em que seus restos foram atirados entre os destroços de São Dionísio por uma turba em delírio, e nem mesmo no dia em que o último descendente revestido do poder absoluto saiu do Templo, que se transformara em prisão de Estado, para subir ao patíbulo, mas, sim no dia em que a Constituinte francesa proclamou diante dos tronos os direitos do homem e do cidadão"(6). O fato de o nível do plano do indivíduo - o "homem" e o "cidadão" - acabar descendo até as massas anônimas e dos seus dirigentes mascarados, resulta de uma história relacionada com o ritual de vários graus - no Rito Escocês do Supremo Conselho da Alemanha ela aprecia no 4º grau, chamado do "mestre secreto". Trata-se da história de Hiram, o construtor do Templo de Jerusalém que, diante de rei sacral Salomão demonstra ter sobre as massas um poder tão prodigioso que "o rei, famoso por seu um dos maiores Sábios, descobriu que, além da sua, havia uma força maior, uma força que no futuro descobrirá o próprio vigor, exercerá uma soberania maior do que a sua (de Salomão). Essa força é o povo (das Volk)". E acrescenta-se: "Nos, maçons do rito escocês, vemos em Hiram a personificação da Humanidade". O rito, tornando-os "Mestres secretos" deveria proporcionar aos iniciantes maçons a mesma natureza de Hiram: isto é, deveria troná-los partícipes desse misterioso poder de mover a humanidade como povo, como massa, poder que abalaria o próprio poder do rei sacral simbólico.

Quanto a ao grau especificamente templar (30º), deve-se observar ainda em seu rito de confirmação a associação do elemento iniciático com o elemento subversivo antitradicional, o que dará necessariamente ao primeiro o caráter de uma efetiva contra-iniciação nos casos em que o próprio rito não se reduz a uma cerimônia vazia, mas coloque em movimento forças sutis. No grau em questão, o iniciado que derruba as colunas do Templo e pisoteia a cruz, sendo admitido, depois disso, ao Mistério da escada ascendente e descendente com sete degraus, é aquele que deve jurar vingança e concretizar ritualmente tal juramento golpeando com um punhal a Coroa e a Tiara, isto é, os símbolos do duplo poder tradicional, da autoridade real e da pontifícia, exprimindo com isso nada mais do que o sentido de quanto a maçonaria, como força oculta da subversão  mundial, propiciou ao mundo moderno, partindo da preparação da revolução Francesa e da constituição da democracia americana e passando pelos movimentos de 1848, chegando até à Primeira  Guerra Mundial, à revolução turca, à revolução da Espanha e a outros acontecimentos análogos. Onde, no ciclo do Graal, como vimos, a realização iniciática é concebida de tal maneira que assume o empenho de fazer com que o rei ressurja, no rito agora indicado tem-se exatamente o oposto; há a contrafação de uma iniciação que está ligada com o juramento (às vezes com a fórmula: "Vitória ou morte") de atingir ou desestabilizar toda forma de autoridade superior.

De qualquer maneira, para os nossos objetivos, o lado essencial destas considerações é indicar o ponto em que a "herança do Graal" e de tradições iniciáticas análogas pára e onde, deixando de lado eventuais sobrevivências de nomes e símbolos, não se pode mais constatar nenhuma filiação legítima destas. No caso específico da maçonaria moderna, de um lado o seu confuso sincretismo, o caráter artificial da hierarquia da maioria de seus graus - caráter que aparece claramente mesmo a um profano -, a banalidade das exegeses correntes, moralistas, sociais e racionalistas aplicadas a vários elementos retomados, tendo em si um conteúdo efetivamente esotérico - tudo isso levaria a fazer ver nela um exemplo típico de organização pseudo-iniciática(7). Mas, considerando, por outro lado, a "direção da eficácia" da organização com referência aos elementos observados anteriormente e à sua atividade evolucionária, surge a sensação exata de se estar diante de uma força que, no que diz respeito ao espírito, age contra o espírito: uma força obscura, exatamente da anti-tradição e de contra-iniciação. E então é bem possível que os seus rituais sejam menos inofensivos do que se pode acreditar e que em muitos casos esses ritos, sem que se dêem conta os que deles participam, estabelecem justamente o contato com essa força, impossível de ser assimilada pela consciência comum.

Uma rápida referência. Na lenda do 32º grau do rito escocês ("Sublime Príncipe do real Segredo") muitas vezes é sabido pela organização e pela inspeção de forças (concebidas como reunidas em diferentes "acampamentos"), que, uma vez conquistada "Jerusalém", deverá ser construído ali o "Terceiro Templo"; Templo este que se identifica com o "Sagrado Império", como "Império do mundo". Discutiu-se longamente sobre os assim chamados "Protocolos dos Sábios de Sião", que contêm o mito de um plano detalhado de conspiração contra o mundo tradicional europeu. Falamos em "mito" entendendo com isso deixar em aberto a questão da veracidade ou da falsidade de um documento como este, muitas vezes aproveitado por um vulgar antissemitismo(8). O que permanece claro é que esse documento, como muitos outros semelhantes que aparecem em vários lugares, tem um valor sintomático, tendo em vista que as principais reviravoltas da história contemporânea que se verificaram depois de sua publicação apresentaram uma impressionante concordância com o plano nele descrito. Em geral, escritos do gênero refletem a obscura sensação da existência de uma "inteligência" diretora por trás dos fatos mais característicos da subversão moderna. Portanto, qualquer que seja a finalidade prática de sua divulgação ou, prescindindo do fato de serem inventados ou falsos, de como foram elaborados, esses escritos colheram "algo que está no ar", algo que a história vai aos poucos dando confirmação. Mas exatamente nos Protocolos vemos também o reaparecimento da ideia de um futuro império universal e de organizações que trabalham subterraneamente para o seu advento(9), porém numa contrafação que podemos dizer satânica, porque o que está efetivamente em primeiro plano é a destruição e o desenraizamento de tudo aquilo que é tradição, valores da personalidade e verdadeira espiritualidade. Esse pseudo-Império nada mais é que a suprema concretização da religião do homem mundanizado, que se tornou a extrema razão de si mesmo e que tem Deus como inimigo. Este é o tema com que parece conclui-se o spengleriano "decadência do ocidente" e a idade obscura - kali-yuga - da antiga tradição hindu.
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NOTAS:
4) Cf. A. Pike, Morals and Dogmas of the ancient and accepted Scotch rite, Richmond, 2ª ed., 1927.

5) Deve-se observar que já em seu período operativo e iniciático contata-se, na maçonaria, certa usurpação, quando ela atribui a si própria a "Arte Real". A inicviação ligada às profissões, de fato, é a que corresponde  ao antigo Terceiro Estado (a casta hindu dos vayça), isto é, a camadas hierarquicamente inferiores à casta dos guerreiros, aos quais corresponde legitimamente a "Arte Real". Por outro lado, deve-se observar também que a ação revolucionária da maçonaria especulativa moderna é aquela que corroeu as civilizações do Segundo Estrado e preparou, com as democracias, o advento das civilizações do terceiro Estado. No que diz respeito ao primeiro ponto, mesmo do aspecto mais exterior, é impossível que não fique uma impressão de comicidade ao ver fotografias de reis ingleses que, como dignatários maçons, vestem o avental e outros indumentos característicos das corporações artesãs.

6) Rituale del XXX grado del supremo consiglio del belgio del rito scozzese antico ed accettato, Bruxelas, s.d., pp. 49, 50. Na ação dramática ritual (cf. p. 42) dá-se o aparecimento de Squin de Florian, que iria denunciar os Templários e que como justificativa, afirma o seguinte princípio: "A Igreja está acima da liberdade"; contra isso, o Mestre da loja afirma: "A liberdade está acima da Igreja". Evidentemente, a primiera porposição está correta, se se tratar da pretensa liberdade de um indivíduo qualquer, enquanto a segunda será verdadeira se se tratar de quem tenha a qualificação requerida para colocar-se além das inevitáveis limitações próprias de uma determinada forma histórica de autoridade espiritual.

7) Surpreende encontrar num autor, normalmente tão qualificado no que se refere a estudos tradicionais, como GUÉNON, a afirmação de que, juntamente com a Compagnonnage, a maçonaria seriam quase a única organização atualmente existente no Ocidente que, apesar de sua degeneração, "pode reivindicar uma origem tradicional autêntica e uma transmissão iniciática regular" (Aperçus zur l'initiation, Paris, 1946, pp. 40, 103). O diagnóstico correto da maçonaria como sincretismo pseudo-iniciático criado por forças subterrâneas de contra-iniciação, que pode ser formulada exatamente com base nas teorias de Guénon, acaba sendo por ele explicitamente desmentida (cf. ibid. p. 201). Como isso possa conciliar-se com o caráter de tradicionalidade que Guénon ao mesmo tempo reconhece ao catolicismo, inimigo mortal da maçonaria moderna, é algo que permanece sem explicação. Uma desfiguração deste tipo é perigosa, especialmente oferece armas preciosas para uma interessada polêmica católica. O fato da mistificação e do uso subversivo do Mistério, que se verificou por uma inversão nas correntes já mencionadas e precipuamente na maçonaria em época recente (onde antes não constituíra senão uma anomalia teratológica), serviu para uma extravagante tese do catolicismo militante: aquela segundo a qual toda a tradição iniciática, em todos os tempos, teria tido um caráter tenebroso, diabólico, anticristão e, em suas consequências, subversivo. Isto, naturalmente, é apenas uma brincadeira de mau gosto. Mas uma tese como esta não é, acaso, corroborada por quem, desconsideradamente, atribui um caráter de ortodoxia e de filiação regular iniciática à maçonaria?

Gostaríamos muito que o leitor não supusesse em nós nenhuma animosidade preconcebida com relação à maçonaria. Pessoalmente, tivemos relações amigáveis com altos expoentes desta seita, que se esforçaram por valorizar seus vestígios iniciáticos e tradicionais. Com base nisso, trabalharam também, por exemplo, Ragon, A. Reghini, O. Wirth. Sabemos também de lojas, como a Johannis Loge e outras, que se mantiveram separadas da atividade político-social, apresentando-se essencialmente como centros de estudos. Mas, pelo dever para com a verdade, não saberíamos modificar em nenhum ponto o quadro geral que traçamos da maçonaria moderna do ponto de vista histórico, em consideração à direção predominante, efetiva e comprovada de sua atuação.

8) Nos Protocolos dos sábios de Sião, as fileiras do complô estão supostamente nas mãos do hebraísmo, mas há também uma referência à maçonaria. Um outro ponto que, quanto à maçonaria, deve ser colocado em destaque, é que os elementos por ela tomados de empréstimo de tradições propriamente ocidentais passam quase para o segundo plano frente às hebraicas - a grande maioria das "lendas" como também quase todas as "palavras de passe" têm base hebraica. Este é um outro, ponto suspeito. De fato, mesmo no conjunto do hebraísmo pode-se observar um processo de degradação e de inversão que igualmente despertou forças de contra-iniciação ou de subversão antitradicional. Essas forças provavelmente tiveram na história secreta da maçonaria um papel que não pode ser deixado de lado.

9) De passagem, devemos observar que a obra revolucionária da maçonaria permanece essencialmente limitada à preparação e à consolidação da época do terceiro Estado (que deu lugar ao mundo do capitalismo, da democracia, da civilização e das sociedades burguesas). A última fase da subversão mundial, por corresponder ao advento do Quarto Estado, relaciona-se com outras forças que necessariamente vão além da maçonaria e do próprio judaísmo, mesmo que frequentemente tenham se utilizado das destruições propiciadas por ela e por ele. É significativo que as atuais vanguardas da época do Quarto Estado tenham escolhido o símbolo do pentagrama, a estrela de cinco pontas, como a estrela vermelha dos Sovietes. O antigo símbolo mágico do poder do homem como iniciado dominador sobrenatural - símbolo que viu a consagração da espada do Graal - torna-se, por inversão, símbolo da onipotência e da demonia do homem materializado e coletivizado no reino do Quarto Estado.




EVOLA, Julius. O Mistério do Graal. 1. ed. São Paulo: Pensamento, 1986. Transcrito das páginas 179, 180, 181, 182, 183, 187 e 188.

terça-feira, 29 de maio de 2012

CARTA A UM MAÇOM (Trecho)

Elias Ashmole

Marcelo Ramos Motta

          O senhor sabe, é claro, que o Rito Antigo, ou melhor, a Grande Loja da Inglaterra, foi organizada ( e o Rito inteiro reformado ) por um certo Elias Ashmole, judeu, e Irmão da R.C. A R.C. (que só existe neste mundo com este nome desde que o grande iniciado que se ocultou sob o nome de "Cristian Rosenkreutz" começou o movimento que resultou na Renascença, na Reforma e nas revoluções Francesa e Americana ) é responsável pelo Mistério do Logos -- o Mistério do Cristo. É tarefa dela zelar para que este Mistério jamais seja perdido pela humanidade. Quando quer que, por erros humanos, por oscilações do karma terrestre, ou pelas leis do acaso, a transmissão da Palavra e do Sinal (isto é, a sucessão apostólica) é ameaçada, é a R.C., sob um de seus muitos véus (ela nunca usa abertamente o nome de R.C.!), através de um ou mais de seus Irmãos, que lembra a humanidade o significado espiritual da Encarnação; da promessa da Ressurreição; da Grande Obra, isto é: o estabelecimento do Reino de Deus sobre a Terra.
         A R.C. nunca interfere de forma alguma com a organização ou direção de ritos maçônicos; nem seus Adeptos, necessariamente, ingressam em tais ritos. Apenas, informação em quantidades suficientes é outorgada, e fontes de pesquisa são sugeridas ao exame dos maçons, para que o significado espiritual dos ritos seja reestabelecido pelos próprios maçons.
       A R.C. está abaixo do Abismo: a Grande Ordem que não tem nome é simbolizada pelo Olho no Triângulo, e este é o Collegium Summum, ou a S.S., da A.·.A.·.
        A A.·.A.·. é apenas uma das Fraternidades Iniciáticas, e abaixo do Abismo é das mais novas. Foi organizada em sua forma presente na primeira década deste século.
            Quanto à S.S., é a mesma para todas as fraternidades iniciáticas. Isto é fonte de surpresa, às vezes, para iniciados de graus mais baixos, pois, chegando a certas consecuções, verificam que Mestres que pareceram pregar doutrinas completamente opostas ( como, por exemplo, Maomé e Jonas ) estão sentados lado a lado no Areópago dos Adeptos.


domingo, 18 de julho de 2010

Origens da Maçonaria

Léon de Poncins*

São vagas e multiplas, se nos basearmos nas versões contradictorias fornecidas pelos maçons. Parece indiscutivel que a associação data de época remota. Na Inglaterra, provem das confrarias dos pedreiros constructores da Idade Média.

Historicamente, póde-se affirmar que, sob a fórma actual, a Maçonaria existe desde 1717. Nessa época, diversas lojas inglezas reuniram-se em Londres e fundaram a Grande Loja da Inglaterra, a mais antiga de todas as lojas do universo. James Anderson foi encarregado de reunir, corrigir e redigir, sob uma fórma definitiva, os estatutos maçonicos. O seu trabalho appareceu em 1723 e serviu de base a todas as constituições maçonica actuaes. 1

(¹) Informações minuciosas nas obras seguintes: W. J. Hughan - Constitutions of the Free-Masons of the premier grd. Lodge of England. Londres 1889. W. Begemann - Vorgeschichte und Anfange der Freimaurerei in England. Berlin 1909.

PONCINS, Léon. As Forças Secretas da Revolução. Maçonaria - Judaismo. [1. ed.]. Porto Algre: Livraria do Globo, 1931. Transcrtito da página 22. Foi conservada a grafia do original.

* O Conde Léon de Poncins(1897-1976) foi um combativo e controvertido intelectal francês do Século XX. Publicou diversas Obras, entre as quais: La Franc-Maçonneríe puissance Occulte, Société des Nations Super-État Maçonnique, Tempête sur Le Monde e muitas outras.

sexta-feira, 16 de julho de 2010

Templários e Maçonaria

Gustavo Barroso*

(...).

Para se ter uma compreensão nítida do que foi a Revolução Francêsa, que abre o periodo que denominamos Imperio do Capricornio, isto é, simbolicamente, Imperio da Confusão, dos Instintos, da Animalidade, precisamos recuar no tempo até a Ordem dos Templarios. O espirito religioso e social da Idade-Média, informada pelo Feudalismo e pela Igreja, floresceu admiravelmente na instituição da Cavalaria. Os cavaleiros cristãos que combatiam pela Cruz, que perseguiam os máus, que endireitavam os tôrtos, que vingavam os agravíos, que venciam os bruxêdos, que domavam os monstros e que aspiravam um lugar á Tavola Redonda ou ajoelhar-se aos pés do Santo Graal, formavam como que uma Ordem religiosa Universal. Daí, com o tempo, o aparecimento no seu seio das Ordens Monásticas Militares, entre as quais a dos Templarios, defensores do Templo, chegou ao fastigio da riqueza e da influencia politico-social. Por é no ámago dessa Ordem, expressão exponencial da Cristandade, que o nemrodismo secreto vai, propositalmente, depôr suas larvas de infamia. E disso decorreria, através dos séculos, um encadeamento de causas e efeitos que levaria a sociedade ocidental ao apcoalipse revolucionario.

Se não, vejamos:

No começo do seculo XIV, a Ordem dos Templarios, fundada em 1118 por Hugo de Payens, possuia dez mil senhoríos e ilimitado poder. A disciplina de seus membros perante as autoridades civis e religiosas era uma simples afetação. Êles visavam o dominio do mundo, impulsionados da sombra por espiritos reveis á autoridade do Trono e do Altar. Uma velha tradição os dá como cristãos-joanitas, isto é, descendentes diretos de pretensos fieis de S. João e não de S. Pedro e S. Paulo. No recesso de seus castelos roqueiros, praticavam a goetia, a magia negra(3). O maniqueismo oriental os invadira, quando a Ordem estivera na Palestina, em contáto com os judeus cabalistas e os sectarios do Velho da Montanha. Sobre êsse facto não resta a menor dúvida histórica(4). O dualismo de Manés é, pelo seu antagonismo primordial, a completa negação do Princípio de Unidade, portanto de qualquer sintese religiosa e social.

A lenda do Bóde Preto, que o povo julga existir nas lojas da Maçonaria atual, provem do culto prestado pelos Templario a um idolo de cabeça de bóde, deante do qual o cavaleiro professo prestava seu juramento de obediencia, renegando a Nosso Senhor Jesus Cristo(5). Intitulava-se Bafomet. Êsse Capricornio da Dissolução e da Anarquia, enfeitado mais tarde com o manto ensanguentado dos Imortais Principios, levou a humanidade ao abismo da Grande Guerra e continúa a receber oblatas de seus adoradores(6).

Antes que a Maçonaria Templaria pudesse dar na Europa o grande golpe politico que premeditava, sobre ela pesou a mão de ferro dum dos maiores soberanos do Ocidente, o rei Felipe o Belo de França. De surpresa, comendadores, bailíos e cavalaieors fôram presos por todo o reino, na noite de 12 para 13 de novembro de 1307. Instruidos pelo monarca francês, os reis da Sicilia, de Castela, de Aragão, da Inglaterra, de Chipre, os principes flamengos e italianos fizeram o mêsmo. A conspiração da ordem social destruiu assim a conspiração da desordem. O concilio de 1311 proclamou a abolição da grande Ordem. Até essa data arrastou-se o minucioso processo iniciado com as prisões e devassas havia quatro anos. Nada foi feito de afogadilho. Houve muito tempo para colher provas, receber defesas, fazer agir empenhos e aclamar paixões. Todavia só em maio de 1311 foi queimado vivo o primeiro condenado para escarmento e intimação dos cavaleiros presos, que recalcitravam em confessar os crimes que lhes eram imputados. Seguiram-se, depois, outras execuções. O Grão Mestre, Jaques Molay, somente foi levado á fogueira a 18 de março de 1313, data do calendario anterior a Carlos IX. Suas cinzas - diz uma tradição - fôram recolhidas pelo cavaleiro Aumont e sete companheiros, todos disfarçados em pedreiros (maçons), nascendo daí a Maçonaria... Desta maneira, "imensa sociedade secreta se constituiu sobre as ruinas do Templo"(7).

(...).

(3) "Levitikon ou Exposé des Principes Fondamentaux des Chrétiens Catholiques Primitifs" - Clavel - "Histoire Pittoresque de la Franc-Maçonnerie" - "Manuel des Chevaliers du Temple" - Th. de Cauzons - "Histoire de la Magie et de la Soorcellerie en France".
(4) Mignard - "Preuves du Manicheïsme dans l'Ordre du temple".
(5) O bóde-preto, o Bafomet, era beijado in virga virilis ey in fine spinae dorsalis. _ Henri Martin - "Histoire de France" - Jules Gavirot "Histoire de la Magie en France".
(6) Henri-Robert-Petir - "La dictadure des loges". - Paraf - "Israel-1931".
(7) Stanislas de Guaita - "Le Serpent de la Génèse".

BARROSO, Gustavo. Quarto Imperio. Rio de Janeiro: José Olympio, 1935. Transcrito das páginas 99, 100, 101 e 102. Foi conservada a grafia do original. O título da Postagem é de nossa Autoria, mas, inspirado no Texto.

* Gustavo Barroso (1888-1959), dispensa apresentações. Apenas assinalamos que foi, no Brasil, o mais preparado opositor da maçonaria. Aqui no Blog já publicamos o seu A Maçonaria.